Deux expositions, trois artistes: C14 à l’honneur!

Rendez-vous jeudi 27 novembre 2025 à 17h pour les vernissages simultanés de nos galeries partenaires.

À l’Arsenicgalerie (14, rue Guénégaud, Paris 6e), découvrez la première exposition solo de l’artiste coréen Chungwoo Yoo — Lauréat du Prix inter-École 2025 et du Prix Galerie 2025. L’exposition se tiendra du 27 novembre au 20 décembre 2025.

À quelques pas de là, au 12, rue Guénégaud, la Galerie Bernard Jordan présente les lauréats ex-æquo du Prix Galerie 2024 : Anja Marschal et Rémi Galtier. Cette exposition sera visible du 27 novembre 2025 au 10 janvier 2026.

Toute l’équipe de C14 PARIS se réjouit de ces deux expositions qui prolongent l’esprit du salon et remercient chaleureusement nos galeries partenaires pour leur confiance. Nous vous attendons nombreux le jeudi 27 novembre pour ce vernissage groupé en présence des artistes.

VA TUTTO BENE !

Titre de la première exposition solo de l’artiste coréen, CHUNGWOO YOO en France. À l’Arsenicgalerie du 27 novembre au 20 décembre 2025 au 14, rue Guénégaud 75006 Paris.

 ChungWoo Yoo (1988, Corée du Sud) est un artiste qui utilise avec brio la technique ancestrale de la céramique pour créer en particulier des personnages singuliers (soldats), des architectures (églises en feu) d’une grande finesse poétique et plastique. Étudiant de 2017 à 2019 dans le département graphisme/verre (Pr.Christina Triebsch) à la Burg Giebichenstein University of Art and Design de Halle (Allemagne), il est retourné en Corée pour effectuer son service militaire (2020-2022), avant de revenir en Allemagne dans son université. Depuis 2023, il travaille dans l’atelier de sculpture/céramique du Pr. Martin Neubert. ChungWoo Yoo vient de recevoir, entre autres récompenses, le second prix Richard Bampi des jeunes céramistes (Giebichenstein /Dresde) et le premier prix des galeries du Salon C14, dont de l’Arsenicgalerie. Il a exposé ses pièces depuis 2024 en Allemagne et en Autriche.

L’Arsenicgalerie montre pour la première fois un riche ensemble d’une soixantaine de figures de soldats et de quelques églises en flammes, baroques. Les modestes dimensions de ces pièces aux coloris subtils, aux multiples facettes picturales et à la limite de l’informel, renforcent leur fragilité et leur poésie. Ainsi, la violence des temps reste à la fois figée dans la matière, tout en suggérant le frémissement d’un corps aux aguets ou saisi par le combat et l’embrasement définitif d’un lieu de culte.

https://arsenicgalerie.com/

Exposition Anja Marschal et Rémi Galtier 

Galerie Bernard Jordan (12, rue Guénégaud Paris 6e) – du 27 novembre 2025 au 10 janvier 2026.

Anja Marschal est une artiste d‘origine polonaise née en Allemagne de l‘Ouest en 1989. Ses recherches artistiques l‘ont amenée à étudier aux Beaux-Arts de Poznan, d‘Istanbul et de Berlin. Au cours de cette période, sa pratique a évolué du design à la sculpture. La céramique est son principal médium, sur lequel elle travaille maintenant depuis plus de 10 ans.

Après avoir obtenu son diplôme à l‘UdK Berlin en 2016, elle a participé à des résidences et des programmes internationaux dans des usines de porcelaine à Kahla, Cmielow, Eschenbach et dans des institutions d‘art et de design comme le Bauhaus Dessau ou Moly Sabata. Ses œu- vres ont été exposées en Allemagne, en Pologne, en France et en Italie.

Depuis 2020, elle vit et travaille dans le sud de la France. Apres l‘obtention du diplôme de la Maison de la Céramique de Dieulefit (2023), elle donne une nouvelle orientation à sa pratique. Influencée par les travaux de Patrick Loughran, Coralie Courbet, Aneta Regel et Marian- na Castelly, lors de stages, elle développe un travail sculptural contemporain.

Par une toute autre approche que celle, raisonnée, du design, le travail de Rémi Galtier s’intéresse pourtant à la forme d’usage. Il la met à distance, de façon instinctive, comme pour nous en empêcher toute appropriation concrète.

Des formes vernaculaires subsistent, telles des fantômes d’objets pris dans des gangues, empêchées. Celles-ci naissent de façon progressive, montées lentement au colombin, elles se revendiquent en sculptures libres et autonomes. Les orifices de ce qu’on peut imaginer être des vases sont bouchés, étouffés. Des formes ovoïdes, des stalagmites superposées gonflent comme des baudruches, communiquent entre elles et semblent vouloir s’asphyxier.

Ces enchaînements d’extraits tronqués puis réassemblés – d’origines incertaines, vaguement industrielles ou au contraire géologiques
– deviennent mutants. Ils se solidarisent en s’organisant dans une nouvelle harmonie pataude, mais bien ancrée au sol, émouvante. Des architectures hybrides, sensibles, se dressent vers le ciel, roboratives et joyeuses, à mi-chemin entre dynamique et statique.

https://www.galeriebernardjordan.com